Comment Relancer la Culture du Maïs en Centrafrique

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Pendant 6 mois il a parcouru les routes difficiles de ce pays du cœur de l’Afrique.

Il a senti l’odeur fraîche des terres qui n’attendent qu’à être exploitées.

Il a arboré les marchés locaux et s’est noué de sympathie avec les wali-gara (vendeuses au marché).

Il a séjourné dans des régions a fort potentiel agricole mais malheureusement délaissées.

Il a touché du doigt la souffrance de ces paysans abandonnés.

« Comment rester sans rien faire lorsqu’on aime son pays ? » dit Raed.

Pour ce passionné d’agriculture il y a une solution a portée de main, la culture du Maïs.

« Avec le Maïs on peut relever l’agriculture en Centrafrique. Si chaque centrafricain cultivait 1 seul hectare  on n’entendrait plus parler de faim ni de guerre dans notre pays » – Raed Hariri

Homme d’action à la tête de HUSACA, la société leader de l’agrobusiness en Centrafrique, Raed a décidé d’agir.

Plus encore, il a décidé d’agir maintenant.  Selon lui, le business de la graine d’or

sera le premier pas vers l’autosuffisance alimentaire en Centrafrique.

UTILISATION LOCALE DU MAÏS

A ce jour, le maïs demeure l’une des rares denrées au monde où les acheteurs courent après les vendeurs.

Et pour cause, 80 % des pays du monde sont des importateurs nets de maïs.

Force est de constater que les centrafricains accordent

très peu d’importance au mais, quasiment absent des plats locaux.

Le mais en Centrafrique est utilisé pour être consommé comme snack sous forme de bouillie ou d’épis braisés,

servi dans les rues de la capitale et les marchés des villages.

Ça fait des décennies que de larges étendues de terres arables

demeurent complètement inexploitées en Centrafrique.

« En Éthiopie la majorité de la production de Mais vient de petits paysans, et maintenant ce pays est le second producteur africain après l’Afrique du Sud 10eme producteur mondial»

La Centrafrique pourrait s’inspirer de tels modèles, comme Raed le dit si bien :

« On sait comment l’Éthiopie en est arrivé là , nous n’avons qu’à copier-coller»

POURQUOI UNE FAIBLE PRODUCTION DE MAÏS EN CENTRAFRIQUE

La production locale centrafricaine avoisine les 800 kg à l’hectare

alors que la moyenne africaine est d »environ 3 a 5 tonnes par hectares.

Pendant que la moyenne mondiale s’élève à 10 tonnes l’hectare.

Pour cause, les paysans ne sont pas formés aux bonnes techniques culturales et n’ont pas accès à des semences de qualité.

Ces pauvres paysans travaillent manuellement dans des conditions difficiles,

ce qui ne peut que constituer Un obstacle considérable a de bons de rendements agricoles

qui sont l’élément de motivation des cultivateur a en faire davantage pour les saisons à venir.

Il y a aussi les mauvaises conditions de conservation des graines

qui entraînent de nombreuses pertes et des cas de maladies.

LES SOLUTIONS POUR LA FILIÈRE MAÏS EN CENTRAFRIQUE

graine-mais-centrafriqueTout d’abord, il faut éduquer sérieusement  la population sur les bienfaits du maïs car savoir c’est pouvoir.

Établir un plan composé d’actions concrètes mesurables dans le temps et générant des résultats précis tel que :

– Création de champs écoles pour la formation des populations rurales aux techniques agricoles appropriées.

– Promotion des coopératives agricoles et des modèles de réussite afin de booster et motiver les petits agriculteurs.

– Distribution des semences de bonne qualité végétative aux paysans

– Facilitation d’accès à des fertilisants de qualité, car le maïs est une plante gourmande qui pompe énormément de nutriment du sol.

– Mécanisation de l’agriculture pour faciliter le travail des paysans et augmenter leur capacité de production

avec l’appui de de tracteurs, motocultures, égreneuses, pulvérisateur et autres.

Des outils et accessoires pouvant être fabriqués localement

tel est le cas des égreneuses dotées d’une technologie facile à reproduire,

Et qu’on pourrait fabriquer en quantité et à des prix compétitifs.

ÉMERGENCE DES COOPÉRATIVES AGRICOLES 

La société Husaca en partenariat avec la Conférence Panafricaine Coopérative a lancé un vaste projet

de création de coopératives agricoles a travers la Centrafrique. En moins de deux mois déjà,

3 coopératives regroupant entre 100 à 300 adhérents chacune ont ete créés.

La société Husaca leur distribuent des semences

et offre un appui logistique avec ses machines d’exploitation.

Le but étant, de racheter la production de ces coopératives au lieu d’importer.

Et aussi de promouvoir l’entrepreneuriat agricole au sein des petits paysans

qui  grâce aux revenus de la vente de leur production a Husaca,

pourront par la suite acheter leur semence et louer les machines.

Devenir ainsi autonome, garantir leur production, et améliorer leurs conditions de vie.

CONCLUSION

Le sol centrafricain ne demande qu’une seule chose, être exploité afin de produire des merveilles.

les paysans centrafricains crient d’une seule voie, « aidez-nous car nous sommes à bout de souffle».

la société HUSACA a entendu ces cris et y a répondu

en apportant sa part de contribution en relançant la filière maïs.

Cependant, beaucoup reste à faire. La moisson est grande mais il y a peu d‘ouvriers.

« Je rêve d’une Centrafrique dont la production de maïs sera chiffrée de 2 à 3 millions de tonnes par an voir plus. C’est sûrement utopique pour les pessimistes, ambitieux pour les optimistes, mais possible pour les visionnaires » – Raed Hariri

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