Le Business des Supermarchés en Centrafrique

Les supermarchés en Centrafrique sont devenus

une partie intégrante de écosystème alimentaire du pays.

Cependant, leur présence reste assez faible et ils n’existent

uniquement que dans la capitale Bangui.

En termes de courses au supermarché, on ne peut pas dire que les centrafricains

qui en ont les moyens ont l’embarras du choix. Pourquoi cela ?

Voyons ensemble quels sont ces supermarchés en Centrafrique qui contrôlent

le marché de la distribution alimentaire  et pourquoi.

RAYAN

rayan-supermarcheL’un des  supermarchés en centrafrique le plus connu

est sans aucun doute Rayan du groupe libanais GIBA

Situé en plein centre-ville, il jouit d’une large superficie et offre des gammes de produits variés

Alimentation, électroménager, cosmétiques, électroniques, meubles, outils et accessoires

Bref, on y trouve de tout,un panel complet de produits de premières nécessités

Faisant de lui le premier supermarché de grande taille en République Centrafricaine.

Certes ses prix sont relativement élevés mais cela ne découragent pas pour autant les clients

CORAIL

corail-banguiEn seconde position vient le supermarché Corail avec des propriétaires d’origine libanaise

Et qui bénéficie d’une position stratégique en ville.

Certes, il offre aussi une bonne gamme de produits variés mais est très loin d’égaler RAYAN.

Cependant il est apprécié par de nombreux Consommateurs pour ses prix compétitifs

et la qualité de ses produits, faisant de lui le second supermarché de grande taille à Bangui.

LEADER

supermarche leaderSitué juste en face du supermarché RAYAN, le supermarché Leader

Appartient au groupe GOUMBA d’origine Libanaise qui évolue dans divers secteurs

Tels que le bois, la confection et distribution des matériaux de construction.

Sa particularité réside dans ses coûts abordables et la qualité de ses produits

C’est le premier supermarché de petite taille en Centrafrique.

CCCG

Encore une enseigne appartenant à un groupe libanais qui opère dans des secteurs

Le Supermarché CCCG est avec le second supermarché de petite taille de Bangui

mais cela ne se traduit surement pas par une faible clientèle car sa localisation,

ses produits, et ses prix ont conquis le cœur de bien plus d’un consommateur.

UN RÉEL PROBLÈME

Le marché de la distribution alimentaire regorge d’un fort potentiel,

cependant il semble que les centrafricains ignorent les potentialités de ce secteur

Ou qu’ils ne s’y intéressent carrément pas.

Comment expliquer que des quatre supermarchés mentionnés plus haut

Il n’y en a pas un qui appartienne à un autochtone ?

A noter que trois de ces quatre supermarchés en Centrafrique sont situés sur

l’avenue Boganda axe routier le plus fréquente de la ville de Bangui.

Le monde des supermarchés est lui dominé par les libanais,

Pendant que les supérettes se trouvent entre les mains des indiens,

des pakistanais, des français (station TOTAL), des camerounais et des chinois.

Cependant, il existe des pays d’Afrique francophone ou les autochtones

ont compris le potentiel économique des supermarchés et des supérettes.

C’est le cas de la cote d’ivoire ou les natifs ont décidé de prendre leur part de ce marché

Avec des marques comme  l’enseigne de Supermarché Citydia

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POURQUOI L’ABSENCE DES NATIONAUX DANS CE SECTEUR ?

Tout d’abord c’est l’état d’esprit des centrafricains par rapport à l’entrepreneuriat.

En effet, depuis notre plus jeune âge nous sommes formatés par nos parents et l’école

A rechercher l’intégration dans la fonction publique ou un emploi dans le secteur privé.

Nous n’avons pas été éduqués dans l’optique de créer notre propre entreprise,

Voilà pourquoi très peu d’entre nous se lancent dans le voyage entrepreneurial.

Ensuite, il y a la mentalité de nain qui se résume à tout voir en petit.

Parmi ceux qui se lancent dans les affaires très peu aspirent à de grandes choses :

Comme faire la différence, s’enrichir fortement ou encore, avoir un réel impact sur la société.

Enfin, un manque de pragmatisme dans les affaires.

Les centrafricains sont plus attirés vers des secteurs ou la probabilité de s’enrichir est minime

vers des  activités déphasées des réalités du pays et des besoins des populations.

Voilà, pourquoi il est fréquent de voir des frères et sœurs de la diaspora venir au pays

se lancer par exemple dans le secteur minier, très souvent sans aucune qualification.

Attirés par l’espoir de s’enrichir rapidement au travers d’une pierre précieuse,

ou à travers diverses opérations économiques à faible potentiel

Hélas, combien en sont sortis amèrement déçus ? Un grand nombre.

Les centrafricains et les centrafricaines semblent avoir délaissé voir même négligé

Le business des supermarchés et des supérettes dans leur pays.

Et comme la nature a toujours horreur du vide les expatriés murs dans le commerce

ont saisi l’opportunité d’occuper l’espace. Chose qu’ils ont formidablement réussi.

aujourd’hui, ils ont le total monopole de ce marché en or.

LE POTENTIEL

téléchargement (1)Une classe moyenne est en train de voir le jour en république centrafricaine

Et la demande pour les produits de l’extérieur est croissante.

Le multimilliardaire Aliko DANGOTE l’homme le plus riche d’Afrique a construit sa fortune

sur la petite et la grande distribution alimentaire avant d’être le serial entrepreneur

que le monde connait aujourd’hui. Les centrafricains de la diaspora

qui sont exposés au mode de consommation des  supermarchés

devraient surement s’inspirer de cet homme et investir dans ce secteur au pays.

En temps de paix on a besoin de manger, et c’est idem en temps de crise

la distribution alimentaire est donc une opportunité prometteuse,

dont l’histoire à démontré la résistance à l’épreuve du temps

et aux climats socio-économiques difficiles.

CONCLUSION

Chaque jour la diaspora centrafricaine vit au rythme du mode de consommation régit

Par les centres commerciaux, les supérettes, les super voir les hypermarchés.

Malheureusement, il y en a très peu qui nourrissent le projet de construire ce type

d’infrastructures au pays. La Centrafrique a besoin que ses filles et ses fils s’impliquent

Davantage sur ce marché jusqu’à lors monopolisé par des expatriés

Qui ne sont pas prêts de lever l’ancre tant le marché est fructueux et doux.

La Diaspora centrafricaine devrait commencer à se pencher

un peu plus sur le marché de la distribution alimentaire,

en investissant dans des supermarchés en Centrafrique.

Si des expatriés l’ont fait et n’ont pas fermé boutique malgré les différentes crises

Alors pourquoi pas un fils ou une fille du pays ? Pourquoi pas toi ?

Tout est possible à celui et celle qui croit ! Moi j’y crois, et toi ?

3 commentaires sur “Le Business des Supermarchés en Centrafrique

  1. Ce sujet me touche particulièrement..car c’est un secteur qui m’intéresse aussi au plus haut-point. Merci beaucoup de vous pencher sur ce sujet.

  2. Très bonne approche, c’est vrai que les autochtones ont une obligation et un devoir moral de prendre leurs responsabilités dans le relèvement du Pays.

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